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La Compagnie Désuète

 La Compagnie Désuète, créée en 2008, s’investit dans des créations singulières où la recherche artistique navigue dans le croisement des disciplines artistiques.

 Au sein de la compagnie, les créations ont toujours été générées par la nécessité de créer des matières physiques singulières. Depuis plusieurs années, la compagnie développe un travail axé sur la danse,la marionnette, et théatre gestuel qu'elle nomme la marionnette Chorégraphique . Plus rien ne bouge ? est la  création atypique qui revelle ce langage de la marionnette chorégraphique.

La compagnie emploie également, le Contact Improvisation ainsi que du « partnering » comme  mode de création des productions artistiques, depuis Toute Ouïe, danse avec un non danseur dans l’espace public, jusqu’au laboratoire autour du Duo(s).

 

Travaillant en étroite collaboration avec les compositeurs musicaux, la compagnie crée des  pièces visuelles et chorégraphiques.

Ces spectacles ont été présentés à travers la France, ainsi qu’en Belgique, Israël, Jordanie et au Canada.

 

15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 18:41

 

Plus Rien ne Bouge 6© Jean Michel Coubart

Article de Evelyne Trân, théatre au vent.blog.Le Monde

 

« Gosses, nous nous camouflions sous des draps pour avoir l’air de fantômes et surprendre nos parents » nous a raconté un spectateur quelque peu ému à l’issue du spectacle d’Aurélie GALIBOURG « Plus rien ne bouge ».

Au fond c’est l’idée de la surprise qui tient à  cœur cette artiste danseuse qui a envie de capter sinon de séduire tous les êtres invisibles qui se cachent aussi bien sous  une montagne d’habits, un fauteuil capuchonné, une armoire, un lit, sous ou derrière la porte. C’est si  naturel chez elle, que nous ne nous étonnons pas de la voir danser avec une curieuse créature, un squelette.

 La voilà à la fois impatiente et pleine d’attentions dans cette émotion extraordinaire d’avoir au bras d’un être qui se gratifie lui-même d’innocence car il n’est coupable de rien, il n’a pas de visage, il n’est ni beau, ni laid, il est plus chargé de vie que n’importe quelle marionnette puisqu’il peut nous représenter tous à l’état de squelette.

 A vrai dire Aurélie GALIBOURG pourrait aussi bien danser avec un être vraiment invisible, mais l’on sent bien sa pétulance physique, elle fait penser à un oiseau qui se perchant sur n’importe quelle branche, poteau ou  statue l’anime soudain par sa seule présence.

 L’on peut aussi penser à Eurydice qui aurait pris la place d’Orphée à la poursuite de son amour. Belle référence mythologique mais le spectacle s’adresse aussi aux enfants qui peuvent vraiment être impressionnés par  la stature de ce personnage de squelette.

 Qui ne se souvient pas enfant d’avoir rêvé autour d’une gravure de Gustave DORE représentant la mort sous forme de squelette. La mort devenue un personnage très expressif pouvait contenter des rêves sans fin.

 A corps perdu, n’allons-nous pas nous adultes à la rencontre de nos fantasmes les plus chers, mais nous sommes nous demandé si nous n’étions pas sans le savoir parfois convoqués par quelques fantômes.

 Le personnage que joue Aurélie est enjoué, fier comme une femme enfant,  sensuel, il ne déguise pas sa soif de vie et veut la communiquer à tout ce qui l’environne, ce n’est pas un squelette encore bien vivant qui pourrait lui résister.

 Une histoire d’amour transpire dans la dramaturgie de ce spectacle, une histoire d’amour avec la vie où la mort ne cesse pas d’être présente.

 Question d’ombre et de lumière sans doute. Dans son dernier tableau, HOKUSAI montre de façon particulièrement gracieuse une jeune femme squelette à la recherche de son amour. Parce qu’elle exprime des sentiments, cette  jeune femme qui a l’air un peu de flotter semble véritablement vivante.

 Nous n’hésitons pas à dire qu’il faudrait un peintre du talent d’HOKUSAI, pour rendre compte de toutes les nuances, les dégradés de lumière mouvementés par la chorégraphie d’Aurélie GALIBOURG.

 Cette artiste a beaucoup de cordes à son arc puisqu’elle est à la fois danseuse, mime, comédienne et marionnettiste. Tous ces talents conjugués servent une belle imagination, un esprit poétique fantaisiste et lyrique à l’œuvre dans ce spectacle plein de charme, tout public.

 Paris, le 13 Décembre 2014               Evelyne Trân

 

 

Article de Thierry Voisin _ Télérama

 

Eprouvée et silencieuse, une femme enlace, embrasse et danse avec un squelette. Celui de l'homme qu'elle a aimé, mort à la guerre. Elle veut préserver son amour, bien au-delà des limites du temps et des caprices du destin. Jusqu'à l'infini. Aurélie Galibourg (délicate interprète) apporte une douce folie à son personnage de veuve combative et rend étrangement émouvant ce duo de marionnettes, à la fois poétique et sensuel, qui fut l'une des bonnes surprises du dernier festival Les Zaccros d'ma rue (Nevers).

Novembre 2014     Thierry Voisin

 Plus rien ne bouge 

Chorégraphie pour un amour éternel

 

 Le sujet de cette création de la Compagnie Désuète est terriblement humain. Il évoque de par la scénographie et les costumes « La Grande guerre », celle qui a ravagé l’humanité au début du vingtième siècle à travers le monde. A travers ce solo empruntant à la danse et à l’art marionnétique, c’est un véritable hymne à l’amour que nous livre Aurélie Galibourg. L’amour éternel, celui qui traverse le temps, qui nous habite, qui résiste à l’écueil de tous les évènements.

Plus que dans une salle où le fossé entre la scène et les gradins instaure une distance entre les artistes et les spectateurs, la présentation de Plus rien ne bouge dans l’espace public crée une relation émotionnelle intense générée par la proximité entre la danseuse, son amour et le public. La gestuelle explicite de la danseuse, veuve sensuelle, évoque le manque de l’être cher et la force de l’imaginaire pour lui donner corps. Sa danse avec le pantin squelette de taille humaine est lourde d’émoi et dit tout à la fois l’horreur de l’absence et la sensualité de l’instant rêvé, hors du temps, évanescent... Un magnifique spectacle, chargé d’émotions. Un grand moment chorégraphique qui traite du poids de la perte de l’être cher et de la force du souvenir qui rend présent tous les absents. Ne meurent que ceux que l’on oublie.

 

Marie-Pierre Loré , Zoom la rue

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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 08:29

 

Une des premières étapes est de comprendre comment une marionnette, une matière  fonctionne, quel est son rythme, pour aller jusqu’à sentir comment une marionnette transcende le vivant.

 

Diriger une marionnette n’est pas simplement donner une indication à un acteur ou à un marionnettiste, c’est comme de la chorégraphie, cela engendre une succession de gestes pour que l’intention puisse sublimer les contraintes techniques.

 

Pour diriger une marionnette, il faut comprendre comment elle fonctionne, quel est son fonctionnement physique, quel est son rythme. Il faut une véritable recherche sur l’usage du corps de la marionnette et de son propre usage, pour aller vers la chorégraphie des intentions de la marionnette.

 

Il faut éprouver la marionnette, comment elle s’assoit, comment elle respire, quel est son rythme, sa vitesse, son rapport à la gravité. Qu’elle est son type de fonctionnement ; est ce qu’elle peut faire des choses en apesanteur, ou par terre ?

 

Quel est le potentiel  de la marionnette ? Et c’est dans ce registre qui se révèle, que l’on va écrire son mouvement d’intentions-actions. On dessine avec la marionnette. On dessine le mouvement dans l’espace. La direction de son regard, la direction de son intention, du mouvement de ses bras, de  celui  de son corps dans chaque mouvement.

 

Il y a une organisation de coordination pour traduire chaque intention.

 

Cela devient de la chorégraphie d’intention.

 

Pour arriver à obtenir quelque chose de vivant et de non technique, quand nous travaillons sur un geste, quand nous travaillons sur un déplacement, cela va reposer beaucoup sur l’intention et la mise en mouvement, ce qu’on appelle en danse le « prémouvement ».

 

La marionnette ici remplace véritablement un acteur. Un être absent.

Cette femme éprouve à ramener de l’humain à ce squelette, à la matière, à la marionnette. Cette femme sublime leur relation vivante (femme-être animé), la rendant plus réelle, plus présente qu’entre deux acteurs vivants.

 

La reconnaissance des détails de l’humain, dont la respiration, permet de nous approcher de l’humain ; Et il est nécessaire qu’au mouvement, à l’intention, il y ait cette puissance de la projection pour que la femme seule projette de la vie dans la matière, dans la marionnette avec qui elle est en relation. L’actrice déplace du vivant dans de la matière en mouvement.

 

 

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 19:33

 

Les dimanche de novembre 2014

 au Théatre La Reine Blanche 

Image-FB-PRNB-Reine-Blanche

Pour accéder à la page de présentation du spectacle Cliquez ICI 

credit photo: J.M Coubart

 

 

 

Toute Ouïe

 

100.Toute ouie

 

 

Graphisme: Anne Wenger

 

Atelier Parent-Enfant

Atelier autour du Duo(s)

Performance - courtes pieces

 

 

 

 

 

 



 

 

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 01:31

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 21:13

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 08:35

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 18:48

IMGA0161 Le blog vient de se créer... Alors, j'ai l'envie de commencer par les souvenirs...

 

Ce qui enrichi l'expérience d'une compagnie, c'est avant tout les personnes autour, les événements artistiques qui permettent de se jeter à l'eau, au vent...

Au delà de cette compagnie, il y a tout  ceux qui ont su faire émerger l'artistique par leur confiance, leur soutien, leur oeil extérieur, leurs écrits.


MG 2494  

 

 

La premiere étape de création, et non la moindre, du spectacle "Au bord de l'Os "se réalisa à Animakt en Mars 2008. Le Festival " Ceux d'en Face" fut la première sortie de ce duo macabre. Une séquence surprenante, pris dans le vif de la fraîcheur d'un début de création.

 

Affiche_CeuxdenFace.jpg

 

los

 

Du 2 au 5 avril, chaque soir, les conviés de ceux d'en face assitaient dans un petit espace quelque peu obscure de la Barakt, aux vingt minutes du duo danse marionnettique.

 

Au coeur de cet événement, une équipe de bénévole,s de passionnés, des "Barakeurs"...

 

Et puis, il y avait aussi la Compagnie Songes, la Maison des clowns et la Tête dans le sac... Le plus grandiose furent ces repas, pris sur une grande tablée de 60 personnes, au milieu de la rue Emile Fontaine...


 

_MG_2500.jpg

 

 

 

Marc Verhaverbeke est venu à "Ceux d'en face"... Il a, par la suite, suivi mon travail durant plus d'un an, continuant ses écrits après chaque étape de travail. Ce retour fut une source de questionement et d'inspiration pour la suite...

 


06 avril 2009                      Au bord de l'os...

 

Blog de Marc VERHAVERBEKE, ancien directeur de la MJC de Chilly Mazarin

 

C’était en fin de semaine, à Saulx les Chartreux, en Essonne.

Une association, Animakt, organisait un Festival d’intérieur, intitulé « Ceux d’en Face » (cliquer sur l'affiche). Quatre spectacles y étaient présentés. Parmi eux, celui de la Compagnie Désuète :

« Au bord de l’os ».

 

Il faudrait décrire l’espace : un sablier, une radio, une fenêtre fermée, un rocking chair. Sur le rocking chair, un squelette. La radio diffuse des informations, et annonce le grand bal. Le squelette se lève et s’anime à l’idée d’aller danser. Je ne voudrais pas raconter ce court spectacle d’Aurélie Galibourg. Seulement dire mon trouble.

 

Cette danse avec la mort, ai-je pensé, mais d’autres ont dit qu’il s’agissait d’une danse avec un mort. La différence est importante : si je dis la mort, c’est une allégorie ; si je dis un mort, j’évoque quelqu’un. Et Aurélie de préciser, quand on en parle avec elle, avoir été notamment à Gaza, et dans la région, où les morts sont très présents dans la vie des gens (guerre, attentats...) et où vivre semble l’effet d’une extraordinaire énergie. C’est ainsi qu’on danse avec des morts, « citoyens éternels », qu’on en prend soin, qu’on les répare s’il le faut, et qu’ils prennent soin des vivants. Elle danse avec un mort et on ne sait plus très bien qui mène la danse, ni même si quelqu’un mène la danse : c’est l’un et l’autre, un face à face sensuel, émouvant.

 



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Published by La Compagnie Désuète - dans Au Bord de l'OS
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